L'ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot siègera au sein de la commission sur la moralisation de la vie publique, présidée par Lionel Jospin. Le chef de l'Etat, qui a annoncé le 14 juillet qu'il chargeait l'ancien Premier ministre de présider cette commission, a reçu M.Jospin lundi matin durant environ 45 minutes à l'Elysée. «Le président de la République m'a remis officiellement la lettre de mission qui fait naître cette commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique», a expliqué M. Jospin à sa sortie. Il a également annoncé que la commission remettrait ses conclusions «tout début novembre».
Des hauts-fonctionnaires et des universitaires
Dans la foulée, l'Elysée a dévoilé dans un communiqué la composition de cette commission paritaire hommes-femmes où M. Jospin et Mme Bachelot seront les seuls anciens dirigeants politiques. Vont ainsi siéger des hauts-fonctionnaires, comme l'ancien directeur de cabinet de M. Jospin à Matignon et président de section au Conseil d'Etat, Olivier Schrameck, le préfet de région Jean-Pierre Duport, Marie-Christine Lepetit, chef du service de l'Inspection générale des finances.
La commission comptera aussi des universitaires tels que Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques, Julie Benetti, professeure à l'université de Reims, Wanda Mastor (Toulouse I), Ferdinand Melin-Soucramanien (Bordeaux IV), Agnès Roblot-Troizier (université d'Evry), Dominique Rousseau et Hélène Ruiz-Fabri (Paris I). Enfin, des magistrats comme Chantal Arens, présidente du tribunal de grande instance de Paris, Jean-Louis Gallet, conseiller à la Cour de cassation, feront partie de la commission.
La commission se réunit le 25 juillet
Celle-ci planchera notamment sur le non cumul des mandats, le statut «juridictionnel» du chef de l'Etat ou encore les «règles de déontologie permettant d'assurer une meilleure transparence de la vie publique», a expliqué à la presse M. Jospin à l'issue de son entretien à l'Elysée. «Je réunirai cette commission dès le 25 juillet», a-t-il annoncé, soulignant: «Nous devrons travailler à un rythme assez soutenu, le président attendant que nous lui remettions nos réflexions tout début novembre».
dans le Parisien d'aujourdhui...
Déontologie, transparence de la vie publique??? avec des CRS peut être... tout un programme pour le bonbon rose...
